Bernaches du Canada, photo: © Pascale Piché

Le carnet de Mado

2010-01-19  Condérence du 19 janvier 2010 « Les oiseaux explorateurs, une invitation à les suivre » par Jean Léveillée

Le 19 janvier, lors de la première conférence de l’année 2010, le club accueille M. Jean Léveillé, conférencier réputé bien connu du monde de l’ornithologie.

Depuis plusieurs années, il s’intéresse aux oiseaux, plus particulièrement à leur comportement, et essaie d’en comprendre les raisons. Le sujet de sa conférence est « Les oiseaux explorateurs », titre de son quatrième livre. Tout comme les humains, les oiseaux voyagent. Ils explorent les territoires propres à leur survie. Ils adaptent leurs habitudes et comportements selon leur environnement.

C’est à travers de magnifiques photographies prises lors de ses nombreux voyages que cet ornithoguetteur chevronné nous transporte aux quatre coins du monde pour nous faire découvrir les comportements amusants et parfois inusités de nos amis ailés.

Lors du jeu de séduction, le Coq de roche péruvien, bel oiseau rouge orangé, dénude sa branche de toutes les feuilles pour être bien en vue de la femelle. Ils sont une vingtaine dans un territoire déterminé et, au moment opportun, ils commencent leur série de sautillements et de courbettes dans l’espoir d’être choisi. En Amazonie, le Cassique fait l’acrobate en se balançant la tête en bas déployant bien grandes ses ailes derrière son dos et lançant des cris retentissants devant la femelle qui construit son nid en forme de longue goutte de plus de 120 cm. Ces longs paniers sont attachés aux branches à la merci du vent. Pour sa part, l’Alouette hausse-col, moins exubérante dans ses prouesses, s’élève simplement très haut dans les airs et se laisse retomber.

Lorsqu’il s’agit de trouver un endroit pour nicher, certains le font dans les arbres, dans les falaises, sur la grève ou dans les champs. Mais pour les Conures, petits perroquets verts du Panama, ces derniers squattent des termitières habitées. Les termites réparant les dégâts causés par leurs installations, l’endroit est transformé en un nid douillet idéal pour la ponte et l’élevage de leurs petits. Pendant la période de couvaison, la température constante de la termitière leurs donne plus de liberté dans les allées et venues. Les œufs et enfin les petits sont au chaud et en sécurité.

On apprend que le Petrel de Wilson ou Océanite de Wilson, oiseau que l’on observe au milieu des océans, se nourrit en marchant sur les eaux et se déplace en sautillant. Lors de la reproduction, il regagne sa terre natale par des nuits sombres ou brumeuses. Il s’enfonce dans le plus profond des crevasses et n’y fait qu’un court séjour. Certaines années, le Pétrel de Wilson décide de ne pas se reproduire et on en ignore encore la raison. En Colombie-Britannique, le Pygargue à tête blanche, oiseau friand de saumon, se fait du plus en plus rare sur les bords de la rivière Squamish .Ce phénomène est dû à l’arrivée des vacanciers, des sportifs et à la construction d’habitations sur les rives. On commence à en observer aux abords des dépotoirs en quête de nourriture.

Il nous parle entre autres de quelques colibris, du pélican, de l’Albatros des Galapagos, de la Harpie féroce, du Phaéton et bien d’autres, en provenance du Costa Rica, du Panama, du Pérou, des îles Madagascar et autres destinations.

Pour terminer faisons une prise de conscience car à chaque fois que l’homme modifie un milieu, il oblige les oiseaux à changer leur comportement et peut même mettre l’espèce en péril. Donc n’oublions pas, la terre n’est pas à nous, on la partage avec tout ce qui y vit.

Merci à M. Jean Léveillé et sa conjointe pour cette générosité et ce merveilleux voyage.

Cécile Page

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