Bernaches du Canada, photo: © Pascale Piché

Le carnet de Mado

2008-02-19  « Pointe-Pelée vous est racontée »

Mario Cloutier, Raymonde et Michel Surprenant

Francine Ouellet au montage photos

Un magnolia ouvre la marche, les fleurs sentent presque et ma première impression résume tout : tels les commentaires entendus dans l’assistance, j’ai vraiment fait le voyage avec vous ! Le paradis de la migration, visité du 5 au 16 mai 2007, nous a charmé et communiqué le fort désir d’y aller. En nous présentant trajet, géographie des lieux, étapes de visite, distances, oiseaux, arbres, faune, flore, modes et coûts d’hébergement, fonctionnement des lieux complétés par des références et même un peu d’histoire, vous nous avez littéralement embarqué avec vous.

Toute cette structure savamment déployée est soutenue par des photos d’une superbe qualité. Soigneusement choisies et montées, elles sont diversifiées et nous ont ravis. Plusieurs photos d’un même oiseau ou groupe d’oiseaux, dans différentes postures ou activités et présentées comme une jolie histoire telle la famille Bernache, sont de nature à captiver notre attention et à faire image dans notre imaginaire ! Nous avons droit à de magnifiques clins d’œil : l’arbre avec une figure, le canard sous l’eau, les arbres en voûte évoquant un tunnel.

Le camping/marina offre de magnifiques levers et couchers de soleil. Quelques oiseaux : Cormoran, Grande Aigrette, Hirondelle bicolore et femelle Oriole de Baltimore occupée à faire son nid. Et puis une carpe faisant sa prestation carpée hors de l’eau, un chevreuil et un lapin à queue blanche.

Le Sanctuaire nous amène dans le royaume des actives parulines : Paruline bleue, jaune, à poitrine baie, obscure, à tête cendrée, du Canada et tigrée. Puis le Tohi à flancs roux et le Viréo à tête bleue sont aussi observés.

Du côté de La Plage West, il faut observer de tous les côtés : sur la plage, dans l’eau et dans les airs pour découvrir le Grèbe esclavon, Jaseurs d’Amérique qui se font la cour délicieusement du bout du bec avec un bourgeon à partager, le Roselin familier, le Viréo mélodieux, la Grive à joues grises, une Hirondelle au nid, trois moqueurs, chat, polyglotte et roux, Hirondelles rustiques, Pluvier kildir, Urubu à tête rouge, etc. Côté plantes, Raymonde est attirée par le Petit Prêcheur albinos, la Smilacine étoilée et la jolie Trille à grandes fleurs.

Le Marais entouré d’une mer de quenouilles peut être parcouru à pied sur une passerelle flottante et en canot. Le marais équivaut à 800 fois un terrain de football et une tour d’observation de 15 m offre une vue imprenable. On y découvre Tortue peinte, Troglodyte et Bruant des marais, Râle de Virginie, Paruline masquée, Bernache du Canada, Engoulevent d’Amérique.

Le Sentier DeLaurier qui fait une boucle de 1 km, fut défriché par des squatters en 1800. Encore là on y retrouve plusieurs espèces dont Paruline, Viréo aux yeux blancs, Moucherolle phébi. Des vignes siègent aux pieds des arbres et y abritent des oiseaux. Côté papillons on peut voir entre autres, le Vulcain, le Vanesse de Virginie. Les fleurs qui se distinguent sont Narcisse des poètes, pommier en fleurs et Pissenlit émaillant le sol de gais points de couleur.

Le Centre d’accueil, à 7 km de l’entrée, offre différents services : toilettes, fauteuil roulant tout terrain, livres et guides, informations et aire de pique-nique. On y prend la navette pour se rendre à la Pointe et à la « fine pointe pelée » de la Pointe.

Le Sentier du Bois-des-Tilden, 1,5 km, fait découvrir le Platane occidentalis ou Sycomore, qui a survécu aux changements des marais, des plantes grimpantes et des lierres. À partir de ce point, la forêt donne l’impression d’une jungle. On trouve de jolies plantes comme Ancolie du Canada, Osmorhyse de Clayton, Géranium de Robert, des Prêles ainsi que Paruline à tête cendrée, Petit-duc maculé au repos dans un vieil arbre, Grive fauve, Pygargue immature, Épervier de Cooper, Raton laveur, etc.

Sur la Pointe proprement dite on peut voir une exposition permanente. On observe aussi l’Hirondelle rustique, plusieurs parulines, à ailes bleues, à flancs marron, à couronne rousse ainsi que le Gobemoucheron gris bleu et l’Oriole de Baltimore. Si on se lève tôt, on peut apercevoir des voiliers de canards et autres oiseaux en migration qui traversent le Lac Érié et viennent se reposer sur la Pointe. L’observation est possible dès 5h30 le matin mais on ne peut marcher sur la langue de sable (quand il y en a une selon les années...) qu’à partir de 10h00 afin de permettre le repos des oiseaux. Plusieurs espèces sont bien visibles : Bihoreau gris, Cormoran à aigrettes, Macreuse à front blanc, Sterne Pierregarin, Guifette noire ainsi que différentes espèces de pics, canards et Engoulevent de Caroline.

La zone Carolinienne, dont fait partie le parc de Pointe-Pelée, accueille 40 % des espèces de plantes et animaux menacés ou en voie de disparition.

Enfin le Centre nature de Hillman Marsh érigé grâce au mea culpa d’un braconnier repenti est situé en dehors de Pointe-Pelée et est un lieu d’intérêt à visiter.

Pointe-Pelée est le refuge de 100 espèces de nicheurs et nos conférenciers, en 10 jours, ont observé 123 espèces. Quel régal !

Références données : carte du Parc national de la Pointe-Pelée, liste des lieux d’hébergement, adresses internet pour renseignements supplémentaires.

Merci les amis pour ce merveilleux voyage qui nous a mené hors du temps dans une si riche nature. Nous irons…nous irons !

A la prochaine Mado

Pour des renseignements complémentaires, bernache@clubornithosorel-tracy.org

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